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                            <title>les ruchers de la côte</title>
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                            <description>les ruchers de la côte</description>
                            <lastBuildDate>Tue, 28 Apr 2026 18:19:09 +0200</lastBuildDate>
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                                    <title><![CDATA[les ruchers de la côte]]></title>
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<title><![CDATA[Mars que doit faire l'apiculteur?]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://coteruche.com/upload/blockblog/mars-que-doit-faire-lapiculteur-200x200.jpg" title="Mars que doit faire l'apiculteur?" alt="thumb" />
C’est le mois où tout renaît, les jours rallongent, et même si les températures sont encore très fraiches, même si c’est la saison des giboulées, des gelées nocturnes... Ca sent quand même le printemps.

Que se passe t'il dans la ruche?

 Fin du mois vont naître les premières jeunes abeilles dont les œufs ont été pondus fin février et début mars. Les abeilles d’été commencent à prendre le relais dans toutes les tâches à effectuer dans la ruche. Les abeilles d’hiver, elles vont disparaitre petit à petit. Par ces températures agréables, on peut voir de grosses rentrées de pollen de noisetier et une activité de plus en plus grande au trou de vol.
La reine accroît considérablement sa ponte en ce mois de mars. Sa ponte est étroitement liée à deux facteurs importants : le nombre d’abeilles disponibles pour nourrir et chauffer le couvain et la disponibilité de nourriture. Si l’un de ces deux facteurs pose problème, la reine pondra peu voir pas du tout. Les colonies faibles avec peu d’abeilles, auront plus de mal à se développer, car la reine ne va pondre que des petites surfaces de couvain proportionnelles au nombre de nourrices. La faiblesse de ces colonies est souvent due à une reine âgée, à un hivernage raté dû à un apiculteur qui n’a pas pris soin d’hiverner une colonie forte ou enfin, à une maladie. Comme la nature, la ruche renaît vraiment en ce mois de mars! Mais la colonie vit toujours sur ses réserves, car en ce début de mois la nature n’est pas encore assez généreuse.
Il est important par contre que l’apiculteur porte un soin tout particulier à ces ruches faibles. Ces ruches sont particulièrement exposées au risque de pillage des ruches voisines qui elles sont fortes et dont les butineuses sont impatientes de ramener de la nourriture. 

Que doit faire l'apiculteur?
Si l’activité augmente au trou de vol, il faut absolument agrandir le trou de vol. Si en janvier ou en février on a mis en place un pain de candi, on peut par une belle journée soulever le toit et l’isolation et voir ou en est la consommation de candi. Très souvent, la consommation du candi est proportionnelle à la force de la colonie. Une colonie qui a consommé peu de candi est le plus souvent une colonie faible ou malade, au contraire une colonie qui a consommé tout son pain de candi est le plus souvent une colonie en forme qui devrait se développer très vite. 
Dans notre région, très souvent les températures de début mars ne permettent pas l’ouverture des ruches. Il faudra sans doute attendre la fin du mois ou le début du mois d’avril pour la visite de printemps. Le mois de mars est comme on l’a dit plus haut, le mois pendant lequel la reine accroit sa ponte, il y a donc beaucoup de couvain 

Si dans un cas extrême, on voit qu’une colonie est très forte et risque de manquer de place jusqu'à la visite de printemps, il est possible d’agrandir en attendant soit en mettant une hausse, soit un élément de divisible. La hausse ou l’élément de divisible peut être passé à la flamme ou préchauffé une nuit près d’un radiateur juste avant la mise en place. Pour ne pas refroidir le couvain, agissez rapidement et placez une feuille de papier journal entre la hausse et le corps de ruche, elles rogneront la feuille de journal pour investir la hausse.

Fin du mois de mars, lorsque les températures nocturnes deviennent positives et lorsque les diurnes dépassent les 10-15°C, on peut penser à stimuler la ponte de la reine des ruches les moins fortes. Pour cela, comme on l’a dit dans le chapitre pillage, on leur donnera de petites doses (100-200ml) d’un sirop 50-50 tiède (30-40°C) et cela à deux jours d’intervalle. 




A cette époque de l’année les abeilles ont besoin de beaucoup d’eau pour faire la bouillie larvaire. Mettez leur un abreuvoir à disposition au soleil de manière à ce que l’eau chauffe sous les rayons de soleil.
Le fond de ruche permet de connaitre l'état sanitaire et la vitalité de la colonie ces informations sont précieuses,  vous pouvez en profiter pour le changer afin de  nettoyer l'ancien. La visite permet de gratter l'excédent de propolis sur la tête des cadres et sur les rebords de la ruche afin d'assainir la ruche.


En résumé




Mettre une hausse sur les colonies très fortes si nécessaire.
Faire construire des cadres. Agrandir le trou de vol. Faire la visite de printemps si les températures sont supérieures à 20°C.
Enlever le candi et stimuler si nécessaire.
Mettre en place les abreuvoirs.
Vérifier la présence du varroa 
Remplacer deux cadres usagés et noircis par deux cadres de cire gaufrée.


Quelles sont les plantes mellifères qui vont fleurir en mars
 
Les plantes que vont trouver vos abeilles sont le trèfle, la giroflée ravanelle et l'hellébore noir, elles vont aussi se régaler avec l'abricotier, le cerisier, le saule marsault ou bien le meurisier.
Pour finir le groseillier,la bruyère, le romarin vont attirer vos abeilles que vous verrez revenir à la ruche chargé de pollen.

vous trouverez dans cet article les différents arbres mellifères]]></description>
<link>https://coteruche.com/blog/p-mars-que-doit-faire-lapiculteur</link>
<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 07:34:42 +0000</pubDate>
<author>admin</author>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Assurance apicole, une protection bien utile]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://coteruche.com/upload/blockblog/assurance-apicole-une-protection-bien-utile-200x200.jpg" title="Assurance apicole, une protection bien utile" alt="thumb" />L’assurance apicole, c’est tout simplement une assurance pensée pour les apiculteurs 
Elle sert à protéger les ruches, les abeilles et l’activité en cas de pépin.
Voici l’essentiel, en clair :
=&amp;gt; Ce que ça couvre le plus souvent

Responsabilité civile apicole (la base) → si quelqu’un se fait piquer, s’il y a un accident avec un voisin, un promeneur, etc.
Dommages aux ruches → vol, vandalisme, incendie, tempête, inondation…
Pertes de colonies (selon contrats) → maladies, intoxication, événements climatiques exceptionnels
Matériel apicole → extracteur, hausses, enfumoir, etc.
Vente de miel → indispensable si tu commercialises, même à petite échelle

=&amp;gt; Pour qui ?

Apiculteur de loisir
Apiculteur déclaré / professionnel
Souvent incluse ou proposée via :

syndicats apicoles
associations apicoles départementales
assureurs agricoles



=&amp;gt; À savoir

La RC est souvent obligatoire, surtout dès que tu déclares tes ruches.
Les assurances via un syndicat apicole sont généralement moins chères et bien adaptées.
Les garanties varient beaucoup → lire les exclusions (maladies, pesticides, etc.).

1️⃣ La base : la responsabilité civile apicole (RC)
➤ À quoi elle sert ?
Elle couvre les dommages causés à des tiers :

piqûres (voisins, promeneurs, clients)
accidents liés aux ruches (chute d’une ruche, essaim agressif)
dommages matériels (véhicule, habitation, cultures)

=&amp;gt;C’est l’assurance la plus importante, et souvent obligatoire dès que tu déclares tes ruches.
➤ Qui est couvert ?

l’apiculteur
parfois le conjoint / les aides occasionnels
les ruchers déclarés


2️⃣ Assurance des ruches et des colonies
➤ Ce qui peut être couvert

Vol de ruches
Vandalisme
Incendie
Tempêtes, grêle, inondations
Chute d’arbres, écrasement

➤ Limites fréquentes

franchise
indemnisation plafonnée
obligation de marquage des ruches
ruchers déclarés uniquement


3️⃣ Pertes de colonies d’abeilles
➤ Causes parfois couvertes
(selon contrat – très variable)

événements climatiques exceptionnels
intoxication accidentelle
famine suite à sécheresse
mortalité massive brutale

➤ Souvent exclu

maladies (varroa, loque)
mauvaise gestion apicole
pertes progressives

⚠️ C’est le point le plus restrictif des assurances apicoles.

4️⃣ Assurance du matériel apicole
➤ Matériel concerné

extracteur
maturateurs
hausses
enfumoirs
cire, cadres
miellerie (parfois)

➤ Risques couverts

vol
incendie
dégâts des eaux
vandalisme


5️⃣ Assurance liée à la vente de miel et produits
➤ Indispensable si tu vends

miel
cire
pollen
propolis
gelée royale

➤ Elle couvre

intoxication alimentaire
défaut d’étiquetage
problème sanitaire
plainte client

=&amp;gt; Souvent incluse dans la RC , rarement dans une RC loisir.

6️⃣ Statut de l’apiculteur et impact sur l’assurance
=&amp;gt; Apiculteur de loisir

RC apicole souvent suffisante
parfois incluse via un syndicat
faible coût (quelques dizaines d’euros/an)

=&amp;gt; Apiculteur semi-pro / pro

RC professionnelle obligatoire
assurance des stocks et du chiffre d’affaires
protection juridique recommandée


7️⃣ Protection juridique apicole
➤ À quoi ça sert ?

litiges avec voisins
conflits avec agriculteurs (pesticides)
procédures administratives
défense en cas de plainte


8️⃣ Déclaration des ruches et assurance
➤ Lien direct avec l’assurance

ruches non déclarées = souvent non couvertes
déclaration annuelle obligatoire (selon pays)
localisation précise des ruchers exigée


9️⃣ Exclusions fréquentes à connaître ⚠️

maladies connues
parasites (varroa)
absence d’entretien
ruches non conformes ou non marquées
non-respect de la réglementation
actes intentionnels


10 Coût moyen (ordre d’idée)

RC apicole loisir : 20 à 60 € / an
RC + garanties étendues : 80 à 200 € / an
Pro (ruchers importants) : plusieurs centaines d’€


1️⃣1️⃣ Où souscrire ?

syndicats apicoles (très courant)
compagnies d’assurance agricoles
mutuelles spécialisées
coopératives apicoles


✅ En résumé
*  Minimum vital :RC apicole*  Sécurité renforcée : ruches + matériel*  Vente = RC pro obligatoire*   Lire attentivement exclusions et plafonds
À propos des auteurs
Cet article a été rédigé par mon équipe de rédacteurs et moi-même. Je m'appelle Stéphane Rique, je suis le dirigeant de la société CôtéRuche et responsable de publication sur coteruche.com. Apiculteur passionné, mon but est de transmettre aux nouveaux apiculteur les pratiques d'apiculture éprouvées.
Tout a commencé avec une passion dévorante, que vous soyez débutant ou professionnel. Je sais ce dont vous avez besoin, car je le vis au quotidien.]]></description>
<link>https://coteruche.com/blog/p-assurance-apicole-une-protection-bien-utile</link>
<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 07:27:03 +0000</pubDate>
<author>admin</author>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les étapes essentielles pour transvaser une ruchette dans un ruche]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://coteruche.com/upload/blockblog/les-etapes-essentielles-pour-transvaser-une-ruchette-dans-un-ruche-200x200.jpg" title="Les étapes essentielles pour transvaser une ruchette dans un ruche" alt="thumb" />Transvaser une ruchette vers une ruche est une étape importante en apiculture — elle marque souvent le passage d’une petite colonie à une installation plus permanente. Voici un guide complet et pratique pour le faire correctement, étape par étape. 
 1. Quand transvaser ?
Le moment du transvasement est crucial :

Saison idéale : printemps à début d’été (lorsque la colonie se développe bien et qu’il fait assez chaud — au moins 15 °C).
Stade de développement : la ruchette doit être bien peuplée, avec :

toutes les cadres bâtis couverts d’abeilles,
du couvain sur plusieurs cadres,
et peu d’espace libre restant.



 2. Matériel nécessaire

Une ruche vide équipée de :

fond, corps, cadres cirés ou bâtis ;
couvre-cadres + toit.


Un enfumoir et un léger voile de protection.
Brosse à abeilles (au besoin).
Lève-cadres.
Optionnel : sirop léger (50/50) pour aider à l’installation.

 
 3. Préparation

Installez la ruche définitive à l’emplacement voulu (de préférence à la place exacte de la ruchette, pour que les butineuses retrouvent leur nouvel habitat).
Allumez votre enfumoir doucement — quelques bouffées légères suffisent.
Préparez vos cadres neufs dans la ruche (au moins deux cadres à cire gaufrée de chaque côté).

 4. Étapes du transvasement

Ouvrez la ruchette calmement et enfumez légèrement l’entrée et le dessus.
Repérez la reine.

Si vous la voyez, gardez un œil sur elle pendant le transfert (c’est le point le plus délicat).


Transférez un par un les cadres de la ruchette vers la ruche :

Commencez par les cadres de couvain au centre.
Ajoutez ensuite les cadres de miel et de pollen de chaque côté.
Intercalez un ou deux cadres à bâtir.


Secouez les abeilles restantes dans la ruche ou à l’entrée.
Si nécessaire, brossez délicatement les abeilles collées aux parois de la ruchette.
Refermez la ruche (couvre-cadres + toit).

 5. Après le transvasement

Donnez éventuellement un nourrissement léger (sirop 50/50) sur 2–3 jours pour encourager la construction des cires.
Surveillez la ruche au bout d’une semaine :

Vérifiez la reprise de ponte,
l’activité autour de l’entrée,
et la construction des nouveaux cadres.



⚠️ Conseils et erreurs à éviter

Ne pas transvaser par temps froid ou venteux.
Ne pas trop enfumer — vous risqueriez de désorganiser la colonie.
Toujours maintenir la même orientation des cadres (ne pas les inverser).
Si vous ne voyez pas la reine, soyez très doux dans la manipulation des cadres pour éviter de la blesser.

À propos des auteurs
Cet article a été rédigé par mon équipe de rédacteurs et moi-même. Je m'appelle Stéphane Rique, je suis le dirigeant de la société CôtéRuche et responsable de publication sur coteruche.com. Apiculteur passionné, mon but est de transmettre aux nouveaux apiculteur les pratiques d'apiculture éprouvées.
Tout a commencé avec une passion dévorante, vous soyez débutant ou professionnel. Je sais ce dont vous avez besoin, car je le vis au quotidien.]]></description>
<link>https://coteruche.com/blog/p-les-etapes-essentielles-pour-transvaser-une-ruchette-dans-un-ruche</link>
<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 08:37:48 +0000</pubDate>
<author>admin</author>
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<title><![CDATA[Que faire si ma combinaison d’apiculteur laisse passer les abeilles]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://coteruche.com/upload/blockblog/que-faire-si-ma-combinaison-dapiculteur-laisse-passer-les-abeilles-200x200.jpg" title="Que faire si ma combinaison d’apiculteur laisse passer les abeilles" alt="thumb" />


Les causes les plus fréquentes
Rien de pire que commencer la visite des ruches et s'aperçevoir que des abeilles arrivent à rentrer dans la combinaison.
1  Une taille trop grande
Une combinaison trop ample peut créer des plis ou des poches où les abeilles peuvent facilement s’infiltrer, surtout autour des poignets, de la ceinture ou des chevilles. Si vous flashez au passage des ruches, c’est souvent là que ça coince.
2 La fermeture mal fermée
Une fermeture éclair usée ou mal verrouillée, un voile mal positionné ou des attaches peu efficaces peuvent laisser des ouvertures. Ces petites failles sont parfaites pour qu’une abeille débrouillarde s’y glisse.
3 Usure ou un trou 
Avec le temps et les lavages, le tissu perd de sa rigidité, se déforme ou s’amincit : les coutures fatiguent, les tissus s’étirent, la toile s’affine. Résultat : même sans trou visible, la protection est moins étanche.

Que faire pour etre sûr que votre combinaison est étanche?
Heureusement, il existe des remèdes simples, efficaces, et rapides à mettre en œuvre.

Utiliser un kit de réparation pour renforcer les zones d’usure ou recoudre une fermeture. Un kit de réparation pour combinaison et voile peut suffire à prolonger la vie de votre équipement.
Bien choisir la taille : consultez un guide des tailles pour vous assurer que votre combinaison est ajustée, sans plis excessifs, et couvre bien le corps tout en permettant de bouger librement.
Vérifier les fermetures et attaches : appliquez systématiquement un test rapide : zip bien fermé, voile bien rabattu, élastiques ou velcros correctement serrés.
Entretenir régulièrement : un coup de machine gentiment, sans produits agressifs, puis un séchage à l’ombre permet de préserver la souplesse et la résistance du tissu. Remplacez les coutures fatiguées ou les fermetures abîmées dès que possible.






Envisager un changement de combinaison
Si vous songez à renouveler votre équipement, consultez notre rubrique combinaison d’apiculteur — une protection bien conçue fait souvent gagner en sérénité autant qu’en sécurité.

À propos des auteurs
Cet article a été rédigé par mon équipe de rédacteurs et moi-même. Je m'appelle Stéphane Rique, je suis le dirigeant de la société CôtéRuche et responsable de publication sur coteruche.com. Apiculteur passionné, mon but est de transmettre aux nouveaux apiculteur les pratiques d'apiculture éprouvées.
Tout a commencé avec une passion dévorante, vous soyez débutant ou professionnel. Je sais ce dont vous avez besoin, car je le vis au quotidien.]]></description>
<link>https://coteruche.com/blog/p-que-faire-si-ma-combinaison-dapiculteur-laisse-passer-les-abeilles</link>
<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 10:47:32 +0000</pubDate>
<author>admin</author>
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<item>
<title><![CDATA[Février, que doit faire l'apiculteur ?]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://coteruche.com/upload/blockblog/fevrier-que-doit-faire-lapiculteur--200x200.jpg" title="Février, que doit faire l'apiculteur ?" alt="thumb" />Février le mois de transition


Que se passe t'il dans la ruche ?
Les nuits sont encore très froides et les journées le plus souvent aussi mais le soleil peut se montrer et la température monter dans la ruche.La période critique est celle du « passage de relai » entre les abeilles d’hiver et les premières abeilles du printemps.  Les colonies les plus faibles risquent de mourir si elles sont trop affaiblies. la saison se prépare déjà dans la ruche et la reine recommence à pondre car les premières abeilles d’hiver meurent et doivent être remplacées par les jeunes abeilles naissantes. 
Par une belle journée les abeilles vont faire un vol de propreté, ayant été cloitrées durant de longues semaines, elles vont se ruer à l'extérieur pour se soulager. Durant ces longs mois de claustration, leurs organismes sont fatigués, leurs réserves commencent à s’épuiser et les intestins se sont remplis. Il faut absolument quelques belles journées en ce mois de février pour que nos abeilles puissent sortir et se délester du contenu de leur intestin. Nos abeilles ont été cloitrées durant de longues semaines surtout si en décembre et en janvier il faisait froid, pluvieux ou neigeux. Aux premiers rayons de soleil et aux premières températures agréables, ce sera la ruée vers l’extérieur. On verra alors ces nuées d’abeilles sortant frénétiquement du trou de vol et déféquant en plein vol à quelques dizaines de mètres de leur ruche. C’est à cette première sortie que l’on pourra se faire une idée de l’état de chaque colonie. 

On dit souvent que février est le mois qui décide de la vie ou de la mort de nos colonies en effet s'est la reprise de la ponte de la reine et les abeilles après le vol de propreté réactivent leurs différentes glandes (hypopharyngiennes et mandibulaires chez les nourrices,  cirières chez les abeilles constructrices et  de Dufour et Koshevnikov chez la reine)
Ce ne sont que quelques dizaines d’œufs d’abord, mais cela permet de remettre la machine en route. Ce n’est que fin du mois, à condition que les températures montent, que la colonie revivra vraiment. Si la reine est en forme et la colonie assez forte, la reine commencera alors réellement sa ponte. Les premières provisions de pollen rentreront et ce sera aux abeilles d’hiver à faire qu’en sorte la transition se passe au mieux. 


Que doit faire l'apiculteur ?

Vérifier la bonne santé des ruches. Ce n’est pas parce qu’une colonie ne sort pas ou peu qu’elle est faible ou morte. 
Si une ruche est inactive (pas de bruissement en toquant sur le bois) ouvrir et si elle est morte désinfecter le corps, les cadres et le reste au chalumeau pour qu’il n’y ait pas de pillage et transmission de maladie.
Les races comme les frères Adam et linguista ont besoin de températures plus élevées que les carnicas, les caucasias et les abeilles noires pour redémarrer.
Pour les colonies qui vous paraissent faibles, il faut  soupeser la ruche et s’il y a manque de nourriture, il faut  les nourrir avec du candi à moins que les températures diurnes dépassent déjà largement les 15°C, on peut alors  les nourrir avec du sirop 50-50 tiède (30-40°C) 
En fin de mois si la colonie est infestée de varroa, il est possible de faire un traitement anti-varroa selon sa méthode choisie. 
Les fondatrices des frelons asiatiques vont commencer à sortir de terre pour se reproduire, il est important de les piéger pour en capturer le maximum.
Il faut aussi surveiller des signes de dysenterie ou de noséma, en général on trouve des déjections très liquides sur l’avant de la ruche et sur la planche de volet les soigner avec un sirop 50-50 tiède (30-40°C) additionné d’un traitement au thymol et aux polyphénols


Il faudra  agrandir le trou de vol en février pour certaines ruches et pour d’autres, il faudra laisser la porte d’hiver jusqu'à mi-mars selon leur activité 



Les bruyères d’hiver
Le perce-neige 
La violette
Noisetier


Bref en résumé

Surveiller les rentrées de pollen, comparer l’activité d’une ruche par rapport à l’autre.
Si le temps s ‘y prête, enlever les protections hivernales devant le trou de vol et agrandir le trou de vol si nécessaire.
Vérifier les provisions et apporter un complément de nourriture solide (candi ou sirop chaud) si nécessaire .
Soyez attentif à d’éventuelles maladies afin de les traiter rapidement.


Il est très important de vérifier les provisions de la ruche car peu de ressources sont disponibles dans la nature]]></description>
<link>https://coteruche.com/blog/p-fevrier-que-doit-faire-lapiculteur-</link>
<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 07:34:14 +0000</pubDate>
<author>admin</author>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Janvier 2024, les abeilles hibernent, que doit faire l'apiculteur ?]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://coteruche.com/upload/blockblog/janvier-les-abeilles-hibernent-que-doit-faire-lapiculteur--200x200.jpg" title="Janvier 2024, les abeilles hibernent, que doit faire l'apiculteur ?" alt="thumb" />
La ruche au coeur de l'hiver


Dans la ruche en Janvier, c’est le premier mois de l’année civile mais un des derniers de l'année apicole. Le froid et la neige sont parfois au rendez-vous et les abeilles vivent au ralenti, bien serrées en grappe, elles se réchauffent en agitant leurs ailes pour produire un peu de chaleur. Dans la ruche, la colonie continue à se protéger du froid et consomme ses réserves pour cela La colonie navigue d’un bout à l’autre de la ruche en fonction des réserves de nourriture et se rapproche bien souvent du côté le plus chaud. Lorsque le soleil montre le bout de son nez, le bois de la ruche s'échauffe et la colonie reprend vie, la grappe se disloque et certaines abeilles sortent pour un vol de propreté d'autres passent d'un rayon à l'autre pour trouver de la nourriture. Ces différences de température sont bénéfiques pour la colonie car la grappe peut ainsi se rapprocher des réserves en toute sécurité.  
On constate environ 500 grammes à 1 kg de décroissance de poids par mois lorsque l'on pèse l'arrière de la ruche. Au cours de janvier, puis de février, cette consommation va s’accélérer, il faut alors renouveler si nécessaire le candi.



Il ne faut pas déranger l’hivernage des abeilles, mais il faut préparer la prochaine saison apicole.
Une colonie consomme en moyenne 70g de miel chaque jour, il faut veiller au poids de la ruche. Une diminution de 2 kg par mois est normale mais si vous pensez que la ruche arrive à la fin de ses réserves, il est judicieux de nourrir celle-ci avec un pain de sucre candi (cristallisation fine du sucre avec un maximum de 15 % d’eau)
Le pain de candi se dépose:







dans le nourrisseur nicot à l'avant avec les portes en position ouvertes.




dans le nourrisseur si il est en bois. 



Directement sur les cadres après avoir découpé le plastique puis poser le nourrisseur à l'envers pour permettre de fermer la ruche.





La reprise de ponte
Le couvain redémarre vers la mi-janvier, plus tard dans les zones plus froides grâce à l’allongement de l’ensoleillement et de la lumière qui inonde la ruche. Vous pouvez versez un verre de sirop chaud (40/50°C) qui sera consommé rapidement et stimulera la ponte de la reine. 

Plus les colonies sont populeuses, plus les réserves de miel seront importantes et plus la colonie aura de chance de passer l'hiver sans encombre
Plus la ruche est lourde plus vite elle reprendra son activité et beaucoup de couvain d'ici deux mois
Perdre du poids pour une ruche pendant l'hiver est tout a fait normal



Les travaux sur le rucher
Comme les abeilles restent dans leur ruche et ne sortent que très peu, il faut en profiter pour l'entretien des abords du rucher.
Réduire le trou d'envol et poser une plaque de fermeture sous la ruche pour réduire le passage de l'air froid si le fond de la ruche est grillagé. Cette plaque se glisse dans les rainures sous le plancher.
Dégager la planche d'envol de la neige s'il y en a et penser à poser une planche devant la ruche car en cas de neige et soleil les abeilles sont attirées dehors et meurent.
Peser régulièrement les ruches est nécessaire tout au long de l'hiver. La perte d'un kilo par mois en pesée arrière est normale mais, si la colonie a perdu 2 kg, il faut lui fournir du candi. En cas de doute, n'hésitez pas à en mettre sur le trou du couvre-cadre, les abeilles le consommeront comme du miel. Il faut savoir cependant que le candi n'accélère pas la ponte de la reine comme le ferait du sirop.

Les travaux à l'atelier

Il faut en profiter pour repeindre les corps et les hausses après les avoir nettoyées et désinfectées. Vous pouvez aussi les passer à l'huile de lin, le mieux étant par trempage dans un toit à l'envers sans oublier de chauffer l'huile.
Les cadres peuvent être décirés et désinfectés en prévision de la prochaine saison et la cire récupérée et fondue.





Les floraisons
Côté floraisons les amandier débuteront leur floraison dans le midi, le romarin, le mimosa et le diphotaxis. Le noisetier est la première des sources de pollen dans nos régions tempérées, c'est une ressource  souvent vitale les pour colonies.



Les risques de nosémose

Si de nombreuses déjections apparaissent devant la ruche sur la planche d'envol quand les abeilles sortent lors d'une journée ensoleillé, vos abeilles souffrent de troubles intestinaux.
Il y a deux causes :

Le cas le moins grave est une nourriture inadaptée, qui provoque une dysenterie. Le remède sera d'apporter un demi-litre de sirop chaud (40 °C) par un jour de beau soleil sur le couvre-cadre nourrisseur. Cet apport provoque un vol de propreté


Le cas le plus grave est a nosémose, ce protozoaire attaque la paroi intestinale des adultes et sévit plusieurs mois  jusqu'en mars


 La prévention au moment du nourrissement est le seul remède il n'y a pas de médicaments.


La météo du mois
Le mois de janvier est compliqué pour les abeilles, les jours sont courts, le froid est de rigueur. Si par chance une journée ensoleillée se profile, les colonies profitent pour sortir et se délester de leurs excréments. La plupart du temps si le temps est couvert ou froid elles restent au chaud en grappe dans la ruche.

***

Récapitulatif des conseils de Janvier




peser la ruche et compléter si nécessaire la provision de candy.
en cas de grand froid, si la ruche est équipée d’un fond grillagé, installer une plaque de fermeture si la ruche n'est pas humide afin de conserver de la chaleur.
L'entretient des abords du rucher : débroussaillage, élagage chemin d'accès.
Nettoyer, désinfecter et repeindre les corps de ruche et les hausses soit avec une peinture spéciale soit avec une huile protectrice.
Ecouter la ruche de très prêt :  une colonie en bonne santé laissera échapper un léger vrombissement.
préparer vos cadres: nettoyage de la vielle cire, puis désinfecter.
lire des ouvrages apicoles que vous avez reçu pour noël pour être au top pour la prochaine saison.



À propos des auteurs

Cet article a été rédigé par mon équipe de rédacteurs et moi-même. Je m'appelle Stéphane Rique, je suis le dirigeant de la société CôtéRuche et responsable de publication sur coteruche.com. Apiculteur passionné, mon but est de transmettre aux nouveaux apiculteur les pratiques d'apiculture éprouvées.

Tout a commencé avec une passion dévorante, vous soyez débutant ou professionnel. Je sais ce dont vous avez besoin, car je le vis au quotidien.


]]></description>
<link>https://coteruche.com/blog/p-janvier-les-abeilles-hibernent-que-doit-faire-lapiculteur-</link>
<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 07:57:44 +0000</pubDate>
<author>admin</author>
</item>
<item>
<title><![CDATA[méthode de traitement anti varroa à l'acide formique]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://coteruche.com/upload/blockblog/methode-de-traitement-anti-varroa-a-lacide-formique-200x200.jpg" title="méthode de traitement anti varroa à l'acide formique" alt="thumb" />Acide formique




Le traitement de la varroase à l’acide formique
Cette méthode de traitement de la varroase qui utilise l'acide formique, une molécule présente dans la nature ne laisse pas de résidus dans le miel ou la cire. Il est possible de l'utiliser en saison pour lutter contre la pression des acariens.Elle est peu onéreuse mais nécessite de prendre de grandes précautions afin de préserver l’opérateur (gants homologués produits chimiques corrosifs, lunettes étanches, masque à cartouches).

Méthode 1
Placer la plaque de fermeture sous la ruche avec un tiroir nicot si vous avez un fond nicot ou autre et bien réduire l'entrée de la ruche.
Ne pas oublier de se protéger lors de la mise en place de l'acide avec lunettes masque et gants.
Avec une température de moins de 20°C le jour placer 30ml d'acide formique sur une lavette ou un sopalain sur la plaque de fermeture ou tiroir du plancher.
L'acide formique se diffuse à travers le fond grillagé de la ruche.
Le lendemain matin enlever les lingettes, l’opération est répétée 8 à 10 jours après.
La chute des varroas se poursuit pendant 4 à 6 jours (vérification sur lange graissé).
Premier traitement en août.




R 1
R 2
R 3
R 4
R 5 (essaim)
R 6 (essaim)
R 7 (essaim)


DOSAGE
20 ml
30 ml
33 ml
30 ml
20 ml
20 ml
20 ml


chute J + 1
30
600
700
400
20
40
150


chute J + 2
20
110
300
80
10
50
70


chute J + 3
15
100
250
50
NC
30
90


chute J+ 4
NC
60
100
NC
NC
NC
60



La même opération debut septembre.




R1
R 2
R 3
R 4
R 5 (essaim)
R 6 (essaim)
R 7 (essaim)


DOSAGE
20 ml
30 ml
33 ml
30 ml
20 ml
20 ml
30 ml


J + 1
110
400
600
200
60
50
170


J + 2
50
150
350
90
30
NC
90


J + 3
NC
NC
200
50
NC
NC
50


J+ 4
NC
NC
NC
NC
NC
NC
50




Lors de la pose du plateau contenant l'acide les abeilles bourdonnent fortement mais pas de désertion de la ruche ni de mortalité de la reine.


Méthode 2
Utilisation de l’acide formique en méthode flash:
Le premier traitement se fait en août. Il consiste en une application de solution d’acide formique à 65 % imprégnée sur 2 couches de papier « essuie tout ».
Le support imprégné va diffuser pendant quelques heures dans la ruche sur les têtes de cadre, sous le nourrisseur à l’envers.
Afin que la concentration dans l’air de la ruche soit suffisante, réduire l’entrée et fermer le fond grillagé par son tiroir pour contrôler la chute naturelle de varroas avant le traitement et pendant le traitement.
Suivant le nombre de varroas en chute naturelle, faire 2, 3 ou 4 passages sur la ruche.
En règle générale, 3 passages sont souvent indispensables. Compter la chute sur une période de 10 jours, si il y a plus de 100 varroas, prévoiri 4 applications, si il y a entre 70 et 100, en faire 3 s’ il y en a moins, en faire que 2. 
prévoir un comptage varroas sur 10 % de mon rucher dans le  cas d'un grand rucher.
Ne pas oublier la sécurité

 des gants prévus contre les acides,
Un masque à cartouche, des bottes en caoutchouc et des lunettes,
Attention aux projections.

Utiliser de l'acide formique à 65 % car la dilution est difficile à mettre en oeuvre, vous pouvez utiliser une grosse seringue pour doser l'acide formique.
Prévoir deux feuilles de papier « essuie tout » imbibées de 30ml qui sont ensuite déposées sur la grille à reine ou sur une plaque en plastique de 15X15 en plastique sur la tête de cadre.
Toujours préparer l'imprègnation  du support à côté de la ruche pour éviter les projections sur les abeilles.
La ruche émet un fort bruit de ronflement lors de la mise en place car le produit est puissant mais ce bruit s'estompe rapidement. La température idéale est de de 20 °C MAXIMUM ; donc le soir après 18 h ou par une journée de pluie.
Vérifiez le tiroir le lendemain pour vérifier l'efficacité du traitement et généralement la chute de varroa est importante et retirer les essuies tout.
Plusieurs jours après, faire un deuxième passage, il est possible de faire 3 à 4 passages sans de perte de reine ni de problèmes significatifs dans la ruche.
Je complète le traitement avec un passage à l’acide oxalique mélangé à un sirop 50/50 en période d’absence de couvain (entre le 15 déc et le 1er janvier).
Les colonies en ruchette 5 ou 6 cadres ne sont pas traitées à l’acide formique.
D’après Chapelot, le volume intérieur ne convient pas au traitement flash. Les ruchettes sont traitées en été à l’acide oxalique par pulvérisation (acide oxalique dissous dans de l’eau) sur les faces de cadre avant la ponte de la nouvelle reine (toujours hors couvain) et en hiver par dégouttement.
Ma méthode n’est pas encore parfaite, je dois perfectionner le comptage des varroas pour mieux évaluer l’infestation et développer le piégeage des varroas pendant l’hiver pour supprimer les souches persistantes avant le printemps.
L’efficacité de l’acide formique n’est pas de 100 %, mais elle est assez efficace et ne laisse pas de résidus dans les cires ou dans le miel.


Il est préférable de prévoir  un traitement hivernal à l’acide oxalique pendant la période hors couvain.
Il semble que ces deux pratiques, si elles diffèrent par quelques détails, ont en commun deux facteurs essentiels ; La température du traitement inférieure à 20°C pendant la journée.
La durée du traitement est très courte, de 12h00 environ. Ce qui semble expliquer la faible incidence sur les reines et les abeilles souvent mentionnée dans d’autres protocoles.
]]></description>
<link>https://coteruche.com/blog/p-methode-de-traitement-anti-varroa-a-lacide-formique</link>
<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 10:03:43 +0000</pubDate>
<author>admin</author>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Débuter en apiculture]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://coteruche.com/upload/blockblog/debuter-en-apiculture-200x200.jpg" title="Débuter en apiculture" alt="thumb" />Edition 2024
L'apiculture vous passionne voici les bases
 

L’élevage d’abeille en vue de produire du miel et autres produits de la ruche s’appelle « L’ APICULTURE ». Cette activité requiert de respecter la réglementation en vigueur, même pour l’élevage amateur. Mais pas d’inquiétude, toutes les informations importantes sont présentées ici pour vous accompagner dans vos démarches.
Le contexte réglementaire pour un apiculteur responsable avant de commencer l’apiculture de loisir (sans vente de ses produits) et installer les ruchers, il faudra contacter les services de la préfecture en obtenant un numéro « NUMAGRIT » et auprès du Centre des Formalités des Entreprises (CFE) de la chambre d’agriculture pour obtenir un numéro SIRET (Système d’Identification du Répertoire des Etablissements). Puis chaque année, à la demande du GDSA de rattachement, l’apiculteur doit déclarer le nombre de ruches et l’emplacement du rucher. Une pancarte doit être posée en bordure de propriété portant le numéro « NUMAGRIT ». Ces quelques démarches administratives sont indispensables.
Vendre son miel
Si vous souhaitez commercialiser votre miel, quelques règles sont à respecter. La réglementation requiert la définition, la dénomination, l’étiquetage et la composition des miels. Du point de vue fiscal, il existe un seuil de 10 ruches à partir duquel les revenus de l’exploitation doivent être déclarés. La vente chez l’apiculteur est possible moyennant la pose d’une pancarte, un local ou une partie de local doit être aménagé pour cela. L’apiculteur est responsable du miel qu’il vend.
Les règles sanitaires
Deux maladies pouvant atteindre les abeilles sont soumise à déclaration auprès des autorités sanitaires du département (Direction Départementale de la Protection des Populations) • Les maladies réputées contagieuses dont la loque américaine et la nosémose qui font l’objet de lutte pour circonscrire et supprimer tout foyer récent, • Les maladies à déclaration obligatoire dont la varroase. Celles-ci représentent un danger moindre mais doivent faire l’objet de déclaration en vue de suivi de la situation épidémiologique.
vos voisins
Il existe des règlements municipaux, il faut donc se renseigner auprès de la Mairie. Dans tous les cas. Il faut protéger les voisins et éviter les conflits.
La fillière apicole
Il faut citer d’abord les services départementaux de la préfecture et en particulier les services vétérinaires (DDPP) en charge d’assurer la santé et la protection des animaux et de prévenir et contrôler les risques liés aux productions animales. Pour l’apiculteur débutant cela signifie deux obligations : s’immatriculer d’abord puis déclarer chaque année son rucher. Les GDSA (Groupement de Défense Sanitaire Apicole) sont des groupements d’apiculteurs départementaux dont la mission est de contribuer à l’amélioration de l’état des ruchers et de conseiller l’apiculteur débutant sur les méthodes de prophylaxie. Ils forment les agents sanitaires qui peuvent intervenir sur le rucher à la demande de l’apiculteur en cas de maladie. Les syndicats apicoles sont aussi des groupements d’apiculteurs. On en trouve en général au moins un par département, voire plusieurs pour les départements importants. Ils défendent les intérêts de la profession et ont un rôle actif en particulier dans la formation des apiculteurs débutants. Ils sont fédérés au niveau national au sein de fédérations comme le SNA et l’UNAF. Les ruchers écoles sont des entités dédiées à la formation des apiculteurs. Ils font souvent partie des syndicats apicoles mais peuvent être indépendants. Ils peuvent aussi organiser des formations spécialisées comme l’élevage de reines.
La partie légale
L’apiculteur, même amateur ou de loisir a la responsabilité de ses ruches, il faudra s’assurer : Que les personnes autour des ruchers sont protégées. Certains peuvent être allergiques et, dans ce cas, les conséquences de piqûres peuvent être dramatiques.  Il faudra donc prendre des mesures renforcées lors des interventions sur les ruchers. Les abeilles peuvent se montrer agressives.  Attention aussi aux ruchers des voisins. Une ruche malade peut en contaminer d’autres par l’intermédiaire des mâles qui ne sont pas toujours fidèles à leur rucher et peuvent transmettre des maladies.

voir le guide complet pour bien démarrer l'apiculture
]]></description>
<link>https://coteruche.com/blog/p-debuter-en-apiculture</link>
<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 18:12:07 +0000</pubDate>
<author>admin</author>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Décembre 2025, la colonie est calme : que doit faire l'apiculteur ]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://coteruche.com/upload/blockblog/decembre-la-ruche-est-calme-que-doit-faire-lapiculteur--200x200.jpg" title="Décembre 2025, la colonie est calme : que doit faire l'apiculteur " alt="thumb" />En décembre, la colonie est calme et tranquille, les abeilles ont déserté la planche d’envol.


  Elles se regroupent en formant une grappe de plus en plus serrée si la température descend. Elles vont ainsi conserver la chaleur et éviter les courants d’air. Les abeilles dépensent l’essentiel de leur énergie à se réchauffer en se relayant du centre de la grappe vers sa périphérie. Surtout ne pas ouvrir les ruches, L’apiculteur ne doit pas déranger les abeilles.

Pourquoi les abeilles forment une grappe? :
Isolée, une abeille a peu de chance de survivre aux températures hivernales. C'est en formant une grappe que la colonie lutte contre le froid, en créant un microclimat à l'intérieur de la ruche.Elle réduit alors son métabolisme au minimum, mais demeure suffisamment active pour produire la chaleur nécessaire.
Les étapes de formation de la grappe:

- Température supérieure à 20°C : comportement de l'abeille seule

- Température de 19°C à 14°C : les abeilles forment de petits groupes de 20 à 100 abeille

- Température de 14°C à 10°C : les petits groupes se réunissent autour du groupe de la reine pour former la grappe

Lorsque la grappe est formée, les abeilles en périphérie sont complètement immobiles et leur abdomen est tourné vers l’extérieur de façon à maintenir la température du thorax plus élevée. 

La température en périphérie est maintenue constante à 8°C, indépendamment de celle autour de la grappe (sauf si ce degré de chaleur excède 8°C).  

La déperdition de chaleur ne se fait que par conduction et les abeilles dans le pourtour forment une couche très dense et isolante, évitant ainsi des mouvements d'air refroidissant. 

Ainsi, la concentra­tion la plus dense d'abeilles se retrouve à l'isotherme 13°C et à l'in­térieur de l'isotherme 24°C; il y a suffisamment d'espace pour permettre aux abeilles de ventiler et leurs muscles de métaboliser du sucre pour ainsi produire de la chaleur. La production de chaleur se fait donc au centre de la grappe en ajustant la température au milieu de celle-ci de façon à toujours maintenir 8°C à la limite extérieure. 

La chaleur provient surtout de la digestion du sucre par les abeilles. Donc, quand l'abeille consomme du sucre, elle a besoin d'une certaine quantité d'oxygène pour le métaboliser, ce qui entraîne une production d'eau (vapeur), de gaz carbonique, et sur­tout de chaleur. Du miel ou du sirop de sucre à 17% de teneur en eau a un pouvoir calorifique de 3040 Kcal/kg. Le besoin annuel moyen pour la durée d'hivernage est d'environ 10 kg/ruche, ce qui représente environ 8 watts de production de chaleur.

La reine a stoppé sa ponte et la population décline peu. L’activité de la colonie est au ralentit comme la nature. Dans le sud il peut rester du couvain, alors la température au sein de la ruche doit se maintenir vers 34°C. Sans couvain, les abeilles arrivent à survivre même si la température descend à 13°C au coeur de l’essaim.


Que faire au rucher?


La surveillance du rucher(dégager la neige des accès, débroussailler, élaguer).
Mettre la porte d'entrée ou réduire l'entrée de la ruche.
Certains prédateurs peuvent attaquer vos colonies comme les pics-verts. Cet oiseau attaque à coup de bec le bois des ruches pour entrer et manger du miel.
Contrôler l'état des ruches, toit, fissures et renforcer si besoin avec du matériel.
Surveiller les réserves de nourriture : donner un pain de candi si besoin. Certaines colonies ont besoin de ce coup de pouce mais pas toutes, il faut le vérifier en pesant la ruche.
Traiter les ruche à l'acide oxalique si besoin après avoir vérifié qu'il n'y a pas de couvain.
Fondre la cire pour fabriquer des bougies avec des moules. 
Vérifier l'humidité des ruches car les colonies sont hypersensibles à trop d'humidité.


Nettoyage du matériel
Chaque saison les ruches voient passer des milliers d'abeilles sur leurs cadres, la propolis et la saleté s'accumulent et il est impératif de nettoyer pour des raisons d'hygiène. Une spatule et une brosse métallique feront l'affaire pour gratter le maximum (un tournevis plat sera parfait pour la rainure du support de cadre). Avec un chalumeau vous allez ramollir ce que vous n'avez pas pu enlever pour le retirer plus facilement tout en désinfectant, la lessive de soude est aussi parfaite pour un bon nettoyage.
Vos outils méritent d'être nettoyés, le lève cadre, le support de cadre, la combinaison, et tout le petit outillage. Votre enfumoir doit être décalaminé et dégraissé au chalumeau et à l'huile de coude.

Peinture des ruches
C’est pendant les mois d’hiver que l’on va en profiter pour peindre les ruches qui sont exposées aux intempéries, à la chaleur de la colonie, aux attaques de prédateurs (teignes, blaireau, sangliers, fourmis…) Un petit coup de jeune ne sera pas de trop avec une peinture écologique ou une lasure ou encore à l'huile de lin.

Préparation des cadres
Profitez pour remettre en état vos cadres, changez les fils inox, nettoyez les, consolidez le bois en changeant les agrafes et commencez à les cirer. Une fois ce travail effectué vous pouvez stocker les cadres dans des corps de ruche à une température pas trop froide ce qui rend la cire cassante.
Montez et cirez quelques cadres neufs qui vous seront utiles au démarrage de saison prochaine, vous serez prêt au moment opportun.

Les futurs emplacements de rucher
Avec le temps qui file doucement, on peut se préparer à rechercher de nouveaux emplacements afin de récolter des miels spécifiques et avoir un éventail de miels complet.

En bref

C'est le moment idéal pour préparer la prochaine saison apicole et pour finir la paperasse comme le registre d'élevage, la déclaration de ruches.
Profitez pour bricoler, peindre, nettoyer.
Etablissez votre planning pour vos interventions chaque mois sur un calendrier afin de ne rien rater de votre saison apicole.
Surveiller le poids des ruches





Les plantes melifères en ce mois de décembre

La fausse roquette : Cette petite plante est abondante dans les champs cultivés et les friches du sud de la France, sa floraison est surtout hivernale.

 

Rose de Noël (Hellébore noire) : la Rose de Noël est une plante vivace persistante de la famille des Renonculacées. Elle est originaire de l’Europe centrale. Cette plante est  pourvue d'un beau feuillage et sa floraison est hivernale de décembre à avril.  Elle pousse dans les recoins sombres et humides du jardin. 



Astuce d'apiculteur : que faire s'il neige?
je vous dirai :   &quot;ne rien faire&quot;    mais il y a quand même quelques précautions à prendre. 
Il est important de dégager l'entrée de la ruche pour que la ventilation naturelle puisse se faire afin de chasser l'humidité.
Il est judicieux de placer une planche devant la planche d'envol afin d'éviter, s'il fait soleil (avec la réverbération), que les abeilles soient attirées à l'extérieur. Un grand nombre d'entre elles seraient incapable de retourner dans la ruche et vont mourir de froid.]]></description>
<link>https://coteruche.com/blog/p-decembre-la-ruche-est-calme-que-doit-faire-lapiculteur-</link>
<pubDate>Thu, 19 Sep 2024 08:35:51 +0000</pubDate>
<author>admin</author>
</item>
<item>
<title><![CDATA[JUILLET que faire au rucher?  nos conseils pour l'apiculteur]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://coteruche.com/upload/blockblog/juillet-que-faire-au-rucher-200x200.jpg" title="JUILLET que faire au rucher?  nos conseils pour l'apiculteur" alt="thumb" />La vie de la ruche au mois de Juillet
Le mois de juillet annonce la raréfaction des ressources mellifères, l'abeille va avoir du mal a trouver de la nourriture. L'activité dans la ruche va commencer à décliner et la ponte se ralentir.
Les ressources disponibles à butiner sont les tournesols, la lavande, un reste de châtaignier et du tilleul.





Avec la chaleur et le beau temps, les températures dépassent souvent les 30°C et la flore souffre. Les abeilles se débrouillent pour trouver encore du nectar et du pollen dans les quelques espèces de fleurs en floraison. Cet apport à la ruche est insuffisant pour nourrir la colonie et les abeilles sont obligées d'entamer leurs réserves de miel. De fait la reine commence à réduire sa ponte.


La fin de la saison apicole approche et c'est le temps des  premières récoltes qui vont avoir lieu mi ou fin juillet, les dernières seront réalisées mi-août. Il est préférable de ne pas trop tarder, car après la récolte, il faudra faire lécher les cadres, puis faire le traitement anti-varroa. 



Transhumer ses ruches:  Comme les ressources en nourriture s'appauvrissent progressivement, il est toujours possible de transhumer des ruches sur une source de nourriture comme le tournesol, la lavande ou encore plus haut en montagne là ou les floraisons sont plus tardives.
La récolte:  La fin du mois de juillet est une période ou peu de nourriture est disponible et lors de la récolte il est impératif de ne pas laisser trainer la moindre goutte de miel qui, en cette période de disette excitera les colonies. Réduire les trous de vol durant la récolte permettra aux ruches de se défendre plus efficacement  contre les pilleuses. Il faut que le miel soit operculé pour pouvoir récolter, un simple contrôle au réfractomètre permettra d'en être sûr( au dessous de 20% d'humidité)  Il sera plus confortable de choisir belle journée sèche et chaude avec des températures de 25-30°C pour récolter, dans un local assez éloigné des ruches pour ne pas subir une attaque en règle des abeilles rendues folles par l'odeur du miel. Il est préférable de commencer par une extrémité du rucher, puis on passera à une ruche à l’autre extrémité du rucher. Cela permet lorsque l'on revient à la première extrémité pour récolter la troisième ruche d'avoir les abeilles de la première ruche qui se sont calmées. Enfumez la hausse afin de faire descendre un maximum d’abeilles si vous n'avez pas posé de chasse abeille un jour avant. Sortez les cadres avec soin en faisant attention de ne pas écraser les abeilles restantes. Secouez le cadre au-dessus de la hausse pour en faire tomber les abeilles avec quelques coups secs puis brossez délicatement les quelques abeilles restantes.
Stockez les cadres dans une boite de récolte fermée afin que les abeilles ne reviennent pas.  Après extraction, les cadres seront remis à lécher.
Un abreuvoir:  durant les fortes chaleurs de juillet, installez un abreuvoir à proximité des ruches car l'eau est vitale pour la santé des abeilles et le développement de la colonie.
Une fois le miel récolté, il est important de traiter les ruches contre le varroa puis avant fin aout de nourrir la colonie en sirop.
Nourrissement des essaims tardifs :Si vous avez eu des essaimages tardifs (fin juin ou début juillet), ceux-ci auront du mal à faire des réserves pour l’hiver. En juillet et en août les jeunes colonies ne rentrent pas assez de provisions. Il est conseillé de commencer le nourrissement dès le mois de juillet afin de faire construire encore quelques cadres et de stimuler la ponte de la reine. Cela permettra à la colonie de faire des réserves. Mais attention nourrissez uniquement au sirop de sucre à la tombée du jour afin d'éviter les pillages.
Durant le mois de la récolte, l'apiculteur doit veiller à s'équiper du matériel de miellerie pour réaliser ces opérations facilement:  désoperculation,  extraction, filtrage et maturation.
Préparer le matériel de piégeage des frelons asiatiques, en effet les frelons commencent à attaquer les ruches mi ou fin juillet selon les régions. 




Les plantes mellifères du mois de juillet
Voici une sélection des plantes mellifères susceptibles de fleurir en juillet pour apporter le nectar et le pollen aux abeilles.

Les arbres mellifères mellifères sont le  Châtaignier, le Tilleul, le Catalpa ou encore le Troène du Japon.
Les  arbustes, arbrisseaux  sont le Baguenaudier,  l'Althéa, l'Epine-vinette, la Clématite, le Framboisier, le Gattilier,  le Serpolet, la Lavande ou la Vigne-vierge.
Les autres plantes mellifères sont la Carotte, l'Echinacée pourpre, le Basilic, le Géranium des prés,  la Mauve alcée, le Melon , la Menthe-réglisse coréenne, l'Hysope géante jaune, l'Origan commun, la Sauge, la Valériane ou le Tournesol.


Notre tuto détaillé sur la récolte ]]></description>
<link>https://coteruche.com/blog/p-juillet-que-faire-au-rucher</link>
<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 10:56:26 +0000</pubDate>
<author>admin</author>
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