utiliser son enfumoir

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  Débuter en apiculture


Le combustible

Le foin est bien sûr le plus utilisé, il doit être de mauvaise qualité c’est à dire plutôt jaune et vieux. Le gazon est à proscrire, il convient très bien pour l’allumage mais ne dure pas très longtemps.
Les copeaux de bois conviennent assez bien mais certaines essences produisent des fumées chaudes.
Le bois décomposé est parfois utilisé.
La bouse de vache et le crottin de cheval conviennent aussi mais rebutent de par leur origine.
La toile de jute (vieux sacs) très utilisée autrefois est à proscrire car elle est actuellement traitée contre les insectes et contient certainement des produits toxiques.
Les granulés de luzerne déshydratée sont très utilisés ; ils durent très longtemps et produisent une fumée froide mais dégagent une odeur très marquante.
Les aiguilles de pin sèches chauffent un peu mais ont une bonne odeur.
Il existe dans le commerce des granulés à base de noyaux d’olives, de déchets de lavande. Leur seul inconvénient est leur coût.



Usage
  Dans le choix d’un combustible, il est une qualité qu’il faut absolument rechercher : c’est la durée de la combustion. Trop souvent, avec certains combustibles, l’enfumoir s’éteint en cours de travail. Ceci est dû à un manque d’air dans l’enfumoir ou, tout simplement, parce que tout le combustible est brûlé.


Au moment où vous employez l’enfumoir, grâce au soufflet, vous envoyer de l’air dans l’enfumoir et la combustion est activée. Lorsque vous déposez l’enfumoir, il doit contenir encore suffisamment d’air pour entretenir la combustion et une circulation d’air entre l’entrée et la sortie doit être possible et suffisante. L’étouffement est toujours à craindre lorsqu’on utilise des feuilles et herbes diverses. Elles se tassent facilement et leur combustion est rapide.

Pour obtenir un enfumoir qui brûle longtemps, il faut que la quantité de matière soit la plus importante possible et brûle lentement. Un bon combustible est l’écorce de hêtre, à défaut l’écorce de chêne, mais celle-ci donne beaucoup plus de goudron. En remplissant la cartouche de l’enfumoir (diamètre 9,5 cm, hauteur 14 cm) de carton, on a environ 120 g de matière à brûler et, bien souvent, avec des feuilles ou des plantes herbacées, c’est encore moins. Avec des écorces, sans tassement, la quantité de matière contenue dans un enfumoir dépasse 300g. Les morceaux d’écorce étant plus compacts que tout autre combustible, ils brûleront plus lentement et l’enfumoir restera fonctionnel pendant très longtemps, c’est-à-dire pendant des heures.

Allumer son enfumoir
Le combustible est allumé au moyen d’un brûleur à gaz, à travers du fond perforé de la cartouche. Lorsque les visites sont terminées, on bouche la sortie de la fumée (touffe d’herbe, petit bouchon de bois). Avant les prochains travaux dans les ruches, on secoue la cartouche et les cendres s’évacuent par les perforations du fond de la cartouche. Les morceaux d’écorce restants s’étant véritablement transformés en charbon de bois, allumer l’enfumoir n’est plus qu’un jeu d’enfant.

Entretien
Quel que soit le combustible utilisé dans l’enfumoir, il y aura toujours un dépôt de goudrons sur ses parois internes pouvant aller jusqu’à couler à l’extérieur, voire jusqu’à boucher la sortie de la fumée et rendre la fermeture de l’enfumoir difficile.Le nettoyage de ce dépôt se fait très facilement au moyen d’un brûleur à gaz. Sous la flamme du brûleur, les goudrons s’allument et brûlent complètement. Il suffit alors de gratter légèrement les cendres qui se détachent sans difficulté.Sous l’action de la chaleur, la tôle de l’enfumoir brunit, voire noircit. On peut en atténuer les effets en plongeant la partie métallique de l’enfumoir dans un bain chaud à base de phosphate trisodique. Mais est-ce bien nécessaire ? Peut-être une fois de temps en temps pour rendre à l’enfumoir un peu de son lustre d’antan.

En conclusion
Essayez de ne pas être esclave de l’enfumoir. Un petit coup d’enfumoir, au raz des cadres, à l’ouverture de la ruche et un enfumage un peu plus important le long des bords de la ruche au moment de sa fermeture, afin de ne pas écraser des abeilles. Ces deux enfumages devraient être suffisants. La visite proprement dite devrait se faire sans fumée, les abeilles n’en seront que plus calmes. La fumée repousse les abeilles et les dérange, elle ne les calme pas. En soulevant un cadre de la ruche, vous dérangez peu les abeilles. Observez les sur ce cadre, vous en verrez qui s’échangent de la nourriture, qui s’occupent dans les cellules, qui dansent, qui ventilent, vous pourriez voir la reine pondant dans une cellule. Avec un abus de fumée ces observations ne sont plus possibles, les abeilles courant dans tous les sens.

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